France

Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 13:27

Liliane Bettencourt

 

 

COURBEVOIE (Hauts-de-Seine) - Liliane Bettencourt, héritière du fondateur de L'Oréal et troisième fortune de France, qui souffrirait de "démence mixte" et de la maladie d'Alzheimer, va être placée sous tutelle, le plus haut niveau de protection judiciaire.

 

Les avocats de Liliane Bettencourt ont annoncé à l'AFP qu'ils allaient faire appel de ce jugement. Toutefois, la juge des tutelles de Courbevoie (Hauts-de-Seine) ayant prononcé une exécution provisoire, cet appel ne suspend pas sa mise sous protection judiciaire.

 

 Ce jugement remet en cause le mandat d'administratrice du géant des cosmétiques L'Oréal détenu par Liliane Bettencourt, qui fête cette semaine ses 89 ans. Mais la juge a choisi de confier l'ensemble des prérogatives de la tutelle à des membres de sa famille.

Liliane Bettencourt va être placée sous la tutelle de son petit-fils aîné Jean-Victor Meyers, 25 ans, ses biens et son patrimoine étant placés sous la tutelle de sa fille Françoise et de ses deux-petits fils Jean-Victor et Nicolas, ont indiqué les avocats des parties, à l'issue d'une audience devant la juge des tutelles.

 

Cette protection judiciaire n'aura pas de conséquence sur la gouvernance et "les équilibres de l'actionnariat" de L'Oréal, ni sur les accords passés en 2004 avec Nestlé, ont affirmé dans un communiqué les trois tuteurs désignés. Contacté par l'AFP, le groupe L'Oréal n'a pas souhaité commenter "à ce stade" le jugement.

 

 Dans une interview au Journal du Dimanche (JDD), Liliane Bettencourt avait brandi la menace de partir "à l'étranger" si la juge décidait de la placer sous l'autorité de sa fille Françoise. "Si c'est cela, je pars à l'étranger. Si ma fille s’occupe de moi, j’étoufferai", avait déclaré la milliardaire.

 

Interrogé sur un éventuel départ de sa cliente à l'étranger, son avocat, Me Jean-René Farthouat, a répondu que cette question "était sans objet". Le code civil n'empêche pas le déplacement à l'étranger d'une personne mise sous tutelle, mais le tuteur doit donner son aval aux dépenses engagées pour le voyage.

 

Commentant la mise sous tutelle, Me Farthouat a estimé qu'il s'agissait d'"une décision profondément décevante" qu'il va "devoir annoncer avec difficulté à Mme Bettencourt". "Cette décision comporte des erreurs de droit manifestes et elle est contraire à tout bon sens", a-t-il ajouté.

 

Peu avant le début de cette audience, un rapport d'expertise médicale de Liliane Bettencourt a été révélé par LeMonde.fr. Selon ce rapport, la milliardaire souffre d'une "démence mixte" et d'"une maladie d'Alzheimer à un stade modérément sévère", avec "un processus dégénératif cérébral lent". Le diagnostic de ce rapport doit être confirmé par des examens complémentaires, selon l'entourage de Liliane Bettencourt.

 

Rendu fin septembre, ce rapport d'expertise médicale conclut que Liliane Bettencourt, "atteinte de troubles cognitifs évidents avec désorientation temporelle, troubles mnésiques, troubles de raisonnement et éléments aphasiques (...) présente un tableau clinique de démence à un stade modérément sévère", selon LeMonde.fr. Les experts estiment que Liliane Bettencourt "présente une maladie d'Alzheimer à un stade modérément sévère avec une possible participation vasculaire", ajoute le site du quotidien.

 

Des juges bordelais examineront le 10 novembre une demande d'annulation de cette expertise, déposée par la défense de l'héritière de L'Oréal.

 

Au vu de ce rapport médical, le parquet de Bordeaux avait ouvert une information judiciaire pour abus de faiblesse sur la période 2006/septembre 2011, qui a notamment conduit jeudi à une perquisition au cabinet parisien de Me Pascal Wilhelm, ex-avocat de Liliane Bettencourt dont le mandat de protection a été révoqué.

 

 

 Source : AFP

Par ROSE BLANCHE - Publié dans : France
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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 10:47
Image d'archives/TF1

Un conducteur de poids lourds et de cars n'a jamais été informé du retrait de tous ses points, après plusieurs infractions. L'association 40 millions d'automobilistes a obtenu de l'Etat que ses 12 points lui soient restitués.

12 ans sans permis, mais honnête. Un automobiliste habitant la région parisienne, conducteur de poids lourds  et de cars, âgé aujourd'hui de 51 ans, avait perdu son permis en 1997, après avoir commis plusieurs infractions entre 1992 et 1996... mais n'avait jamais reçu de courrier l'informant du retrait de ses points. Il repassait donc tous les 5 ans ses permis professionnels, jusqu'en 2009, où il apprend que son permis est invalidé depuis 12 ans.

Aidé dans ses démarches par l'association 40 millions d'automobilistes, il réclame alors la restitution de tous ses points. "Nous avons fait une recours gracieux au ministère de l'Intérieur, faisant valoir de cet homme n'avait jamais été informé de ces retraits de points, et qu'il avait pu passer depuis 1997 ses permis professionnels" a expliqué Rémy Josseaume, président de la commission juridique de l'association. "Le ministère nous a répondu la semaine dernière, sans donner de motivations à sa décision, que l'ensemble des points étaient restitués à cet automobiliste. Nous avons donc décidé de retirer notre plainte auprès du tribunal administratif".


Prescription, trois ans ?


Mais l'association n'en reste pas là et demande désormais un délai de prescription pour les pertes de points des permis de conduire. "Contrairement à ce qui pratique dans le reste de l'Europe, l'administration française considère qu'un retrait de permis de conduire est une sanction administrative et pas une sanction pénale, et qu'il n'y a pas de délai  prescription. Si elle considérait qu'il s'agissait d'une contravention, le délai de prescription serait de 3 ans" explique Me Le Dall, l'avocat de l'association.


"La perte de points est en France une peine imprescriptible, au même titre que le crime contre l'humanité", ajoute Rémy Josseaume qui précise que son association demande au législateur que la prescription soit valable trois ans après le retrait des points "comme c'est le cas pour toutes les peines prononcées pour les contraventions".

Source : Agence

Par ROSE BLANCHE - Publié dans : France
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 08:27
Olivier Durandet, amant de Suzanne Viguier

Olivier Durandet, l'amant de Suzi Viguier, disparue sans laisser de traces en 2000, va être entendu ce lundi comme témoin par la cour d'assises du Tarn, se retrouvant pour un nouveau face-à-face avec Jacques Viguier.

Certes, Jacques Viguier reste à l'heure actuelle l'unique suspect de la disparition de sa femme, Susi, professeur de danse à Toulouse, dont on n'a jamais retrouvé la moindre trace. Il a d'ailleurs été mis en difficulté lors des dernières audiences de son procès en appel : après des réponses évasives jeudi aux questions sur le matelas où dormait son épouse, qu'il dit avoir jeté dans une déchetterie où s'est déclaré un incendie, ses affirmations hasardeuses vendredi à propos du sac de sa femme, retrouvé par les policiers dans une armoire lors d'une perquisition alors qu'il était censé avoir disparu, ont donné un certain avantage à l'accusation.

Mais ce lundi, c'est au tour d'un autre acteur de ce drame à trois personnages d'occuper la place centrale aux assises du Tarn : Olivier Durandet, l'amant de Susi Viguier. Joufflu, portant des fines lunettes, les cheveux grisonnants, Durandet a toujours été méprisé par Jacques Viguier, brillant professeur agrégé qui le considérait comme médiocre. Les contours de sa personnalité et des rapports qu'il entretenait avec la famille Viguier se sont précisés au fil des audiences, révélant un climat délétère entre les protagonistes.


Accusations et pressions sur des témoins


Il fait irruption dans la vie du couple en 1998. Président d'un club de tarot, il partageait cette passion des cartes avec Susi. Il dîne régulièrement avec la famille Viguier et l'universitaire affirme qu'il ne découvrira qu'il était l'amant de sa femme que le 10 mars 2000, après sa disparition le 27 février. Olivier Durandet se fait une telle place dans la famille Viguier que lors du mariage de la baby-sitter des enfants, en 1999, Susi impose d'être accompagnée par son amant, en lieu et place de son mari. Il se dit le "compagnon", plutôt que "l'amant" de Susi, et il est le premier à donner l'alerte, le jour de la disparition.


Affublé du titre "d'auxiliaire zélé de la justice" ou "d'enfant de choeur de la partie civile" par les avocats de la défense, Olivier Durandet est le dernier à avoir vu Susi : le dimanche de sa disparition, il l'a raccompagnée à son domicile vers 4h30 du matin, après un tournoi de tarot. Au cours de l'enquête, il ira, selon certains, jusqu'à orienter les enquêteurs, suggérant des noms de témoins à interroger. A la personne qui gardait les enfants Viguier, il demande de ne pas évoquer devant les enquêteurs le fait que Jacques Viguier faisait du jogging à une heure où l'accusation pense qu'il a fait disparaître le corps de sa femme.


Mais alors qu'il n'a de cesse d'accuser le mari de la disparue, Olivier Durandet s'est retrouvé à son tour au centre des débats au procès en appel de Jacques Viguier, après l'aveu d'un témoin qui a reconnu avoir menti sous sa pression. Le coup de théâtre a eu lieu mardi soir lorsque la baby-sitter du couple s'est effondrée, avouant que, contrairement à ses témoignages précédents, elle était "accompagnée" par Durandet lorsqu'elle s'est rendue dans la maison des Viguier après la disparition de Susi. Séverine Lacoste a affirmé qu'elle avait menti "parce qu'il (Durandet) me l'a demandé". Un épisode qui a valu à Olivier Durandet d'être placé en garde à vue quelques heures pour être entendu dans le cadre d'une enquête pour subornation de témoin.

Source : Agence



Par ROSE BLANCHE - Publié dans : France
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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 12:17
grève saint lazare sncf

Après l'agression de cinq contrôleurs samedi après-midi sur la ligne Paris-Mantes la Jolie, les cheminots ont lancé un mouvement de grève. Le trafic est "fortement perturbé".

Attention si vous avez prévu de prendre des trains TER ou Transilien à partir de la gare parisienne de Saint-Lazare dimanche. Les cheminots se sont mis en grève après l'agression de cinq contrôleurs samedi après-midi sur la ligne Paris-Mantes la Jolie. Le trafic est "fortement perturbé" sur ce réseau, selon la SNCF, qui conseille à ses clients de reporter leur déplacement dans l'après-midi. Aucun train ne circule sur les lignes Paris-Versailles-Rive-Droite, Paris-St-Nom-la-Bretèche, Paris-Mantes-la-Jolie via Conflans-Sainte-Honorine et Paris-Mantes-la-Jolie via Poissy, indique la SNCF. Le RER A au départ de Saint-Germain-en-Laye et Cergy-Pontoise fonctionne normalement tout comme les trains au départ de la Normandie.

Selon Sud-Rail, les perturbations pourraient ne pas se limiter à la matinée.  "Les cheminots et leurs représentants du personnel ont décidé de faire du dimanche 14 mars 2010 une journée morte", a-t-il indiqué dans un communiqué. Le syndicat a précisé que les contrôleurs avaient "décidé de faire usage de leur droit de retrait jusqu'à lundi où ils se réuniront en assemblée générale pour décider des suites à donner". La SNCF a indiqué qu'une rencontre entre la direction et les syndicats était prévue dimanche sur le thème de la sécurité.


Sud-Rail demande des "mesures pérennes"
 
Cinq contrôleurs ont été blessés, dont trois ont dû être hospitalisés à la  suite de l'agression de samedi, a précisé la SNCF. Deux des agresseurs présumés ont été interpellés par la police. Les contrôleurs ont porté plainte et la SNCF va également le faire. Une dizaine d'agents SNCF auraient voulu contrôler des personnes montées sans billet dans le train aux Mureaux (Yvelines) et une altercation s'en serait  suivie, vers 14h15, selon une source policière. L'un des jeunes gens armé d'un couteau a alors blessé un contrôleur à la  main tandis que plusieurs comparses appelés à la rescousse ont donné des coups  de poing à deux autres agents SNCF.


Le train s'est arrêté en gare de Villennes-sur-Seine (Yvelines) où les  policiers, alertés, ont pu interpeller deux des agresseurs, dont l'auteur  présumé du coup de couteau, selon la même source. La sécurité à bord des trains au départ de Paris Saint-Lazare et au sein de  la gare a été renforcée à partir de samedi soir et le sera encore dimanche, a indiqué de son côté la préfecture de police de Paris. "Face à ces nouvelles agressions, les réponses apportées par la direction de  la SNCF pour protéger les usagers et les personnels sont toujours inexistantes",  a estimé Sud-Rail, qui demande des "mesures pérennes".

Source : TF1

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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 14:03
Procès Viguier : l'amant en accusation

Après avoir entendu mercredi plusieurs membres de la famille Viguier, la cour d'assises d'Albi s'interrogera ce jeudi sur les raisons qui ont poussé Jacques Viguier à jeter le matelas où dormait sa femme, juste après la disparition de celle-ci.


Le matelas. C'est l'une des pièces à conviction de l'affaire Viguier. Un élément à charge contre Jacques Viguier. Et pour autant, personne ne sait vraiment ce qui lui est arrivé. Jacques Viguier dit l'avoir jeté une dizaine de jours après la disparition de sa femme dans une déchetterie. Déchetterie où s'est déclaré un incendie criminel par la suite... Pourquoi le professeur de Droit s'est-il ainsi débarrassé du matelas du canapé clic-clac sur lequel dormait sa femme depuis plusieurs mois, le couple connaissant des turbulences liées à leurs liaisons extraconjugales ? C'est l'un des mystères que tentera de percer ce jeudi la cour d'assises d'Albi. L'accusation estime que des traces de sang auraient peut-être pu y être retrouvées. Pour justifier son acte, Jacques Viguier lui, a donné plusieurs versions. D'abord que le matelas était sale et qu'il voulait le changer pour quand Suzanne rentrerait. Autre version : il s'en serait séparé parce qu'il ne supportait pas l'idée qu'il est pu accueillir les ébats adultérins de sa femme.

 

Mercredi, la cour d'assises du Tarn avait poursuivi ses auditions, au lendemain d'une brève mise en garde à vue de l'amant de la victime et d'une baby-sitter. Le tribunal s'est notamment attardé sur l'audition du capitaine de police Isabelle Boulesteix, qui avait recueilli le 8 mars 2000 les dépositions de Jacques Viguier, au moment où celui-ci avait déposé une plainte pour "enlèvement et séquestration" après la disparition de sa femme, dont le corps n'a jamais été retrouvé. L'officier de police a ensuite évoqué celles d'Olivier Durandet, l'amant de Mme Viguier, contre lequel a été ouverte mardi une enquête pour "subornation de témoin" par le parquet d'Albi. Mme Boulesteix a relevé "une très grande inquiétude et une très grande détresse" à l'écoute de la déposition d'Olivier Durandet. "Pour lui, quelque  chose de très grave était arrivé", a-t-elle indiqué. Au contraire de M. Durandet, le capitaine de police a jugé "pas très spontanées et très réfléchies les descriptions de Jacques Viguier dans son  emploi du temps".

Le père, la tante, l'oncle et une cousine de Jacques Viguier se sont  succédés ensuite à la barre. Tous ont indiqué ne pas s'être inquiétés au cours de la première semaine d'absence de Suzanne, pensant que celle-ci "était partie quelques jours faire le point sur sa vie et son mariage", selon Pascale Naudy, cousine de Jacques Viguier. Suzanne Viguier a disparu du domicile familial, à Toulouse, le 27 février 2000. Son corps n'a jamais été retrouvé. Jacques Viguier a été acquitté en première instance par la cour d'assises de Toulouse en avril 2009.

Source : Agence

Par ROSE BLANCHE - Publié dans : France
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